28/05/09

REPORTAGE DANS LE DÉSERT










REPORTAGE DANS LE DÉSERT

Algérie : visite de « l’école du 27 février », dans un camp de réfugiés sahraouis.


Algérie : à Rabouni, près d’un camp de réfugiés sahraouis, les chèvres se nourrissent de déchets.


Ceux qui vivaient au Sahara Occidental ont du fuir leur terre ; rencontre avec une famille sahraouie, en Algérie.


Dernier reportage dans le désert algérien : visite d’un internat pour enfants sahraouis.

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« L’été, il fait si chaud qu’on ne peut pas sortir avant 19 heures »

ESTERA, 12 ANS, VIT DANS LE CAMP DE DAKHLA

21-mai-2009 | Mon JT Quotidien

Estera a 12 ans. Elle vit au camp de réfugiés de Dakhla installé en plein désert algérien et qui abrite 40 000 personnes.

Même si vivre ici, loin de tout, n’est pas facile, Estera aime sa vie avec ses parents et ses 5 frères et soeurs. Toute

sa famille vit dans une petite maison en pisé et une tente accolée à la bâtisse. Elle partage son temps entre nourrir les chèvres le matin avant d’aller à l’école et les tournois de volley-ball dont elle raffole.

« Le plus dur, c’est l’été », dit-elle.

Dans ce camp proche du désert mauritanien, la température est extrême. Difficile de croire que l’on arrive à survivre sans climatisation ici et pourtant… Au mois d’avril, il fait déjà 35 °C. L’été ? 20 °C de plus ! « L’été, on vit la nuit. On ne sort pas avant 7 heures du soir. La journée, on ne peut rien faire. On passe notre temps à la maison, à se rafraîchir avec de l’eau… mais s’il n’y en a pas, c’est terrible. » Au fil des années, les Sahraouis se sont adaptés

à ces conditions extrêmes. Pas le choix. Une situation qui devait être passagère et qui perdure depuis trop longtemps. « Mes parents disent qu’il faut être patients pour récupérer notre terre de manière pacifique », explique

Estera. Certains jeunes seraient prêts à reprendre les armes si la situation restait bloquée. Pour l’instant, le gouvernement contrôle l’impatience de la jeunesse, mais jusqu’à quand ? Ses parents lui parlent souvent de leur pays situé au-delà du mur de sable, au Maroc. Un pays qu’elle ne connaît pas. « Une région où il y a un océan riche en poissons. » Estera n’a pas connu la guerre qui a opposé le Maroc aux Sahraouis (1976-1991) et qui a fait tant

de morts. En attendant de « vivre un jour là-bas », elle rêve de réaliser des documentaires qui seront peut-être un jour présentés au festival du camp de Dakhla.

I. S-P.