23/07/08

Communiqué à Manu, 20 juillet à Paris

à Paris le 20 Juillet 2008,

Je suis rentré à Paris ce dimanche en fin de soirée d’un double concert à Londres samedi.

Et j’ai été blessé de rencontrer dans les bars des gens qui revenaient du Trocadéro où ils pensaient que je serai présent pour le concert organisé en soutiens aux otages en Colombie.

Je suis blessé car il y a déjà deux semaines j’avais été surpris de lire dans pratiquement toute la presse française, espagnole, et latino-américaine que ma présence serait plus que probable sur les lieux, alors que, à ce moment là, personne de l’organisation n’avait eu la présence d’esprit de me demander mon avis sur le sujet ni de m’inviter à l’évènement.

Je tiens à informer les gens intéressés que nous avons immédiatement diffusé un démenti sur notre page web www.manuchao.net, démenti que nous avons également envoyé à l’AFP et à son homologue espagnol, l’agence EFE. Comme cela était prévisible, ce démenti n’a été repris par aucun média (que je sache…), emporté par le tsunami médiatique qui déferle ces jours ci autour de la personne d’Ingrid Betancourt.

Je tiens donc ici même à m’excuser de ne pas avoir pu faire parvenir la bonne info à ceux que ça pouvait intéresser…

Je tiens également à souligner que, sans aucun doute possible, j’adhère a la volonté et à la lutte de tant de gens pour que tous les otages de Colombie et d’ailleurs (Guantanamo ???) retrouvent au plus vite leur liberté.

Cela pour éviter tout faux procès bidon que mes mots ou ma non-présence au Trocadéro puissent générer.

Personnellement je pense tout de même que le problème est bien plus compliqué que ce qu’on veut bien nous matraquer à longueur de journée dans beaucoup trop de medias. Et surtout je considère que cette cause humanitaire n’a pas fini de souffrir d’avoir été politisée à outrance et dans tous les sens… la rendant floue et trop pleine de non dits… …ou de trop dits… je ne sais pas… je ne sais plus…

Voila, petite réflexion a chaud, j’espère de tout coeur qu’elle vous sera assez claire.