13/07/11

Manu Chao – Luxembourg

«Fédérer les gens, j’adore…»

13/07/2011 09:18:00
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Il se souvient, presque nostalgique, de son premier concert au Luxembourg, en 1985, au Melusina, avec les Hot Pants.
Entretien avec notre journaliste Grégory Cimatti

À l’époque, la Mano Negra n’existait pas encore. Aujourd’hui, Manu Chao, 50 ans, a toujours soif de liberté. Et tandis que ses disques se vendent comme des petits pains et que les salles du monde entier bondissent à son passage, l’homme cultive le naturel, squatte les scènes d’obscurs cafés et participe à l’unité de son voisinage, à plus ou moins grande échelle. En toute simplicité.

Tandis que PJ Harvey et Prince, qui viennent au Luxembourg, ne remplissent pas leur salle, Manu Chao, lui, fait « sold out » en quatre jours. Quel est votre secret?
(Il rigole) Il n’y en a pas! Mais c’est vrai que cela fait des années que ça fonctionne comme ça, et ce, partout dans le monde. C’est bien ce qui est surprenant. Oui, c’est une chance et une force d’avoir un tel public. Et ça me permet de rester fidèle à ma philosophie : ne jamais rien prévoir trois mois à l’avance…

Cette notoriété vous surprend-elle toujours?
Ça n’a rien d’effrayant, ni de désagréable, bien au contraire. Personnellement, en tout cas, je le vis très bien. Sur scène, la communion avec les gens fonctionne à merveille. Je ne me l’explique pas, mais partout où l’on joue, il y a une pure ambiance! Et même quand on se balade dans la rue, ce n’est que du bonheur. Les personnes m’arrêtent, on discute… Et étant d’un naturel réservé, ces petits moments de partage m’aident même à m’affermir.

Cette renommée, vous l’attribuez seulement à vos talents musicaux ou à cette image d’artiste engagé et militant?
Vous savez, les médias aiment créer des images. Mais c’est leur truc, pas le mien! Moi, je suis pareil, à la scène comme à la ville, et c’est aussi peut-être pour ça que ça marche. En somme, il n’y a pas de distorsions entre le personnage public et celui que les gens vont rencontrer au coin d’une rue, ou dans le métro. Et puis, même si cette image existe, c’est la dernière chose à laquelle il faut penser. Je ne joue pas avec ça. Être honnête et donner du bonheur aux gens, ce sont mes moteurs.

Malgré tout, on a cherché – et réussi – à vous poser comme porte-parole du mouvement altermondialiste. Ce n’est pas un peu lourd et agaçant à porter, comme statut?
Tout est parti d’Italie, lors du contre-sommet du G8 en 2001. C’est clair, il y a eu un avant et après Gênes. Ce n’était pas une volonté personnelle de monter au créneau, mais c’est le gouvernement italien qui m’a mis en position d’être obligé de faire de la politique. Il s’est adressé directement à moi. Alors, forcément, moi, je réponds! Et ça a été un sacré combat. Très sale. C’est sûr que là-bas, certains dirigeants ne m’aiment pas…

Une lutte qui s’est finalement poursuivie, en France et ailleurs…
…et ça a été très dur. Je me souviens que deux ans après, toujours en Italie, la presse locale disait « planquez-vous, les barbares arrivent », et face à cette pression médiatique, les commerçants tiraient leur rideau en fer. Mais – ce qui est marrant – c’est qu’ils se tiraient là une balle dans le pied. Comme nos concerts se passaient bien et que notre public n’est pas du genre à « foutre la merde », toutes ces personnes, d’abord méfiantes, criaient à la manipulation le lendemain en gueulant « le gouvernement nous fait peur volontairement! » Et en plus, fermer boutique alors que la ville regorge de gens, c’est un sacré manque à gagner (rire).

L’engagement, pour vous, est-ce quelque chose de sacré?
À la base, on vit dans une société. Que l’on soit quelqu’un de connu ou d’anonyme, c’est pareil. C’est un fait. À partir de là, on voit les choses qui marchent et celles qui ne marchent pas. Et quand ça ne tourne pas rond, à mes yeux, il faut intervenir. Et tant qu’artiste, c’est une responsabilité. D’autres ne le font pas. C’est un choix et ils sont libres. Moi, quand j’ai un micro sous le nez, j’en profite toujours pour dire ce qui me fait mal.

Et il y a de quoi faire, en ce moment…
C’est sûr qu’on est à un point tel, aujourd’hui, que l’engagement ne peut pas être un hobby du dimanche après-midi. Il doit être au niveau de tous et au jour le jour. Le but n’est pas de vouloir déplacer une montagne en une journée – ce n’est pas possible – mais que chacun fasse ce qui est à sa portée. C’est pourquoi je crois beaucoup à l’engagement de quartier, de voisinage. Là, on fait les choses à chaud et en vrai. On ne dit pas ce qu’il faudrait changer. On les change. C’est là que ça devient passionnant parce que tout devient possible.

Cette promiscuité, c’est là où vous vous épanouissez le plus?
Fédérer les gens, faire l’unité du voisinage, c’est quelque chose que j’adore. Quitte à vouloir vivre vieux et en bonne santé, autant, déjà, s’entendre avec son voisin, non? À Barcelone, où je vis, dans certains endroits, ça a pris forme. Les vieux, les jeunes, les prolétaires, les réactionnaires, les gauchistes… tout le monde vit et avance ensemble. Les mômes, eux, poussent alors sur un terreau plus sain, garnissent les rangs et prennent la relève. La boucle est bouclée… C’est comme ça, aussi, que je ressens les endroits où je vais dans le monde. Si tout est cloisonné, dramatiquement classique, avec chacun qui reste dans son coin, là, c’est plutôt raté… C’est vrai, ce discours ne fonctionne qu’à une échelle locale, réduite. Après, à un niveau plus global, on passe pour un illuminé avec de tels propos. J’entends déjà certains dire : « Il a encore fumé un joint, celui-là! »

Justement, d’un point de vue plus général, que pensez-vous du mouvement des Indignés, qui prend racine un peu partout en Europe?
C’est très intéressant. La place de Catalogne étant à trois pas de chez moi, j’y ai participé, et tous les jours. Le beau de ces mouvements, c’est l’horizontalité, le fait qu’il n’y ait pas de têtes visibles, ni de leader. C’est pour ça que quand je passais là-bas, c’était toujours la casquette enfoncée sur la tête, en évitant de me trouver embarqué sur une scène. Bref, on a sorti nos guitares à ras-du-terrain… Face à cette masse d’anonymes, les politiques, comme les médias, sont en porte-à-faux. Ils voudraient parler à un meneur, et c’est des milliers de voix qui leur répondent. Du coup, ils ne comprennent pas trop ce qu’il se passe. Ce qui n’est pas le cas de la population, qui, comme en Espagne, soutient ces actions. La crise y est sûrement pour quelque chose, mais en ce moment, tout le monde soutient ces jeunes. Cette solidarité, je la ressens. J’en ai pourtant vécu des situations similaires. Mais c’est bien la première fois que ça suscite autant d’espoir, en tout cas, à mes yeux. Les gens ont pris conscience que ça ne peut plus continuer comme ça. On va tout droit dans le mur, c’est une évidence. Et pas besoin d’être un économiste de renom pour s’en rendre compte…

Parlons, quand même, un peu de musique. C’est quoi votre actualité?
C’est ce groupe – La Ventura. On a en effet lâché Radio Bemba depuis un an et demi. Là, on se présente dans un format plus réduit, à quatre. Une formule légère, pour se balader et aller faire quelques bistrots, car on aime simplement ça. Bon, on a dû ajouter une batterie, car, quand on joue dans un café, au départ, dans le public, il y a vingt personnes. Avec les portables, au bout de dix minutes, on est à deux cents! Et le lendemain, il y en a 3 000… Alors, oui, on a eu besoin de s’électrifier, histoire de ne pas faire juste dans la figuration.

Mais Manu Chao sans électricité sur scène, ce n’est pas vraiment Manu Chao, réputé pour ses concerts de haute volée…
Tourner à trois, pendant un an, était une passionnante expérience, permettant notamment d’improviser pas mal. Mais là, depuis que l’on a rajouté la basse et de la batterie, on est repassés à la version « punching ball » (rire).

Le live, est-ce un exutoire?
Disons qu’il n’y a pas de loi pour la scène, et ça peut partir dans tous le sens. Mais s’il y a un terme qui compte pour moi, c’est l’énergie. Après, si on a le temps, on s’accorde!

Parallèlement, vos albums sont délicats et tranquilles. C’est un peu schizophrène comme attitude…
Oui, ça doit venir de mon côté «gémeaux»! D’ailleurs, beaucoup de gens me disent que je deviens quelqu’un d’autre là-haut (il regarde vers la scène installée sur le parvis du CCRN). Et ils ont raison. Et c’est la peur qui me rend comme ça. Dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un de timide. Je n’aime pas être au centre des attentions. Ma position préférée, c’est être en périphérie, en observateur, idéale pour écrire des chansons. Alors, pour monter sur scène, je dois toujours me faire violence. Et cette trouille que j’ai me transforme.

Avez-vous des projets, comme un album en gestation? Vous aviez dit que La Radiolina, sorti en 2007, risquait d’être votre dernier CD…
Oui, mais on m’a mal compris. Bien sûr, là, je parlais seulement du support, désormais dépassé, pas d’une volonté d’arrêter les enregistrements. Ainsi, certains ont cru que La Radiolina serait mon dernier album. En même temps, jusqu’à aujourd’hui, ils n’ont pas tort! (rire).

Et demain?
Je n’ai rien de prévu, si ce n’est que l’inspiration est toujours présente. Chaque année, j’enregistre vingt à trente chansons. Dans le lot, il y en a deux ou trois dont je suis sûr qu’elles sont belles. Attention, c’est juste des idées. Je mets la voix et la guitare, point barre. Mais si ça fonctionne, pas besoin de passer des heures en studio à refaire le monde ou à habiller sa chanson avec mille fringues différentes. L’essentiel est déjà là. D’où, encore, l’importance d’aller jouer dans des bars, en acoustique. C’est là que l’on teste les morceaux, devant un public qui ne vous connaît pas et qui vous regarde de travers quand vous débarquez avec votre guitare. Il n’a pas payé pour vous voir et n’a pas d’a priori positif. Après, si au bout de trois chansons, un des clients vous paie un coup, c’est gagné! Le patron, lui, tire toujours la gueule parce qu’il sait qu’il va devoir payer sa tournée générale. Des fois, il doit même se coltiner la police…

Cette liberté et spontanéité, c’est ce qui vous motive?
Mais c’est les moments que l’on recherche tous. Déjà, quand on est en comité restreint, on souffle un peu. On est là, tranquille, avec les potes et la gratte. Ensuite, c’est là qu’est la créativité, quand tout est authentique, à vif. Une fête qui naît de rien, c’est sublime! Et tant que ces moments-là arrivent, on sait que l’on est sur la bonne voie. Et que quelque part, d’une manière ou d’une autre, sur les grandes scènes, ça se passera bien, car il y a ce petit quelque chose qui vous accompagne.

Une démarche, finalement, qui s’accommode bien d’un marché de la musique en pleine transition…
Oui, il est en plein chamboulement. Après, dire que c’est positif ou négatif, on ne sait pas encore. Il y a de bonnes choses, comme la libération au niveau de la diffusion ou la démocratisation au niveau de l’enregistrement. Mais cela induit une indéniable perte de qualité. Il faut le reconnaître, on ne vit pas une grande époque d’un point de vue artistique. C’est certain que l’artisanat s’est perdu. Et aujourd’hui, c’est l’ordinateur qui lisse tout. Enfin, il ne faut pas être naïf, l’industrie n’a pas radicalement changé. La forme est différente, pas le fond. Et sur internet, dans la musique, ils sont deux ou trois à contrôler tout cela. Ce sont eux les nouvelles majors de demain. Et si aujourd’hui, ils nous laissent assez tranquilles, c’est parce qu’ils le veulent bien. (Il souffle) Enfin, on verra bien la suite, mais ces millions de chemins de traverse, ça fait quand même du bien.

Manu Chao a retourné l'Abbaye de Neumünster

Manu Chao a retourné l’Abbaye de Neumünster

LUXEMBOURG – Mardi soir, à l’Abbaye de Neumünster, l’ancien leader de la Mano Negra a fait preuve d’un sens de la fête aigu et communicatif.

Manu Chao est venu mettre le feu…
Photo: Jerôme Wiss

Mardi soir, plusieurs générations se prélassaient sur le parvis de l’Abbaye de Neumunster. Organisé dans le cadre du Festival OMNI, le concert affichait complet.

Sur le coup de 21 h, Manu Chao débarque avec sa guitare et son groupe La Ventura, arborant un grand sourire qui se révèlera rapidement communicatif. On peut ne pas aimer le côté très typé world music de l’ancien meneur de la Mano Negra mais, au vu de ce qui va suivre, on ne peut pas le lui retirer: en concert, il envoie. La recette est simple, le morceau s’étire tout doux et chaloupé. Et décolle brusquement dans un mitraillement de batterie entraînant avec lui une marée humaine dans un pogo débridé. Le quinquagénaire scande le rythme en frappant son micro sur le cœur pour maintenir la pression. Quelques gadins plus tard, on arrête. Puis on reprend tout depuis le début.

Cela va durer 2 h 15. Pendant lesquelles des litres de bière vont être renversés et de sueur couler. Il y a aura du «Je ne t’aime plus mon amour», du «Me gustas tu mi corazon», la chanson pour Diego Maradona, une reprise sous speed de Bob Marley… un millier de fausses sorties de scène. Pendant ce temps, le monumental bassiste chauffait un public qui n’en avait vraiment pas besoin. À un moment, les spectateurs s’agenouilleront comme un seul homme. Provoquant un «qu’est-ce que c’est que ça Luxembourg?» de la part du chanteur. Ils se relèveront sur les premiers accords de guitares. On en a même vu faire la chenille.

Les Woyo-yo-yo-yo repris en chœur par le public résonneront encore longtemps au pied de la falaise. Et pourtant on soupçonne Manu Chao de ne pas avoir tout donné.

Séverine Goffin

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  1. RASTALIVE - 

    Hola a tod@s, hola Manu Chao, espero que vengas pronto a México, se te estima mucho. Resistencia, justicia y libertad. Viva la Mano Negra !!!!! Siempre Presente por la gran vía, un viaje, un sueño, un mundo…

  2. MAURO - 

    que linda entrevista … lastima que no se frances y no entendi mucho, tuve que usar el traductor de gugle que no es muy bueno jaja… .estaria bueno manu que pongas un texto cada tanto escrito por vos aca en la web… un mensaje alentador cada tanto…. saludos manu!!

  3. LULE - 

    Manu los argentinos te extrañamos!!!!!!!!!!!!!! te esperamos con los brazos abiertos como siempre!!!!!!!!! pase lo que pase, sea lo que seaaaaa proxima estacion: ESPERANZA, siempre bien en claro eso, un beso gigante !

  4. GILLOU - 

    Merci Manu !!! Quel bonheur ce concert !!!

  5. CANIOT SOPHIE - 

    C’était juste mortel, incroyable, terrible!!! le retour magnifique de Gambeat, quel beau concert!!! on vous aime tellement…

  6. ASTRID - 

    Schade… Luxemburg verpasst… Keine Infos vor Konzert im Raum Trier-Saarbrücken, obwohl sooooo nah… Die ganze FanQulique hier ärgert sich… und freut sich für alle, die da waren… ;-) )))) astrid

  7. MOI - 

    Manu proxima estacion esperanza… Venezuela-merida-lara-sanare… te esperamos…. quebrando la ley

  8. MOI - 

    Venezuela te espera

  9. CARO - 

    hermoso…te esperamos siempre por argentina…viva la vida…

  10. DAVID CORTES - 

    Mexico en Portugal. Exelente, Gracias Manu Chao!!

  11. BAYA - 

    j’étais a ton concert au luxembourg; et vraiment je t’ai trouvé génial, seul regret ne pas t’avoir rencontré, bonne continuation.
    bisous

  12. MARTIN - 

    manu esperamos verte pronto por buenos aires para disfrutar de tu buena musica y alegria saludos de un colifato

  13. FAFA ESPERANZA - 

    Fabuleux, égal à lui-même que du bonheur dans cette abbaye magnifique du Luxembourg ! Gracias

  14. TONCH - 

    un cadre magnifique et que du bonheur vraiment un pure moment d exstase de rassemblement festif merci a vous la ventura muchas gracias para todos

  15. DIEGO - 

    Manu te esperamos en Floresta Bs As Argentina !!!
    saludos pa´ los musicarios

  16. CANIOT SOPHIE - 

    C’est mon coeur qui parle: »Te quiero Manu »

  17. BIVE1 - 

    envoutant comme toujours les gars
    merci pour ce pur moment de bonheur dans un cadre hallucinant et avec une ambiance avant et après concert digne du temps de la Mano
    bon délire a vous lors de votre périple aux states
    a la proxima esperanza

  18. CECILIA - 

    Manu,
    gracias por tu compromiso. Ojalá te pueda conocer en persona cuando estés por argentina.
    La lucha es el motor de la vida

  19. PAULA - 

    encore une fois un grand merci

  20. SOPHIE - 

    yes!!! merci beaucoup….

  21. JOHNNY ROMEO - 

    merci d etre passé aà luxembourgville!!! prossima station??? esperanza?

  22. ISA - 

    Un put*** de concert, comme d’hab !

  23. PRASETYANING - 

    Bonjour Marie,Il faut savoir qu’en ge9ne9ral les ptiduors les plus vendu sur les sites de e-commerce sont ceux mise en avant sur la page d’accueil du site.A cela s’ajoute les articles premiers prix.Or si l’on regarde ton site la gamme Ruinart est bien mis en avant sur le site. De meame pour la cuve9e BG de Bernard Girardin. Enfin Carte Noire de Thevenet-Delouvin est ton champagne premier prix.Ainsi il est normal de les retrouver parmi les tops.Pour les flops, Dom Pe9rignon est un champagne cher.Pour moi il n’y a que trois profile de gens pouvant acheter ce genre de cuve9e:- Quelqu’un se tre8s fortune9. ( nous tout de meame dans une bouteille e0 plus de 100€ )-un amateur (peu e9claire9 car par exemple GA est moins cher et supe9rieur selon moi. )- pour feater une tre8s grande occasion.Pour lanson c’est une maison qui a connu une traverse9e du de9sert. Son image de marque en e0 prix un coup. Or beaucoup de gens ache8te en champagne une marque qui est pour eux une re9fe9rence.Il y a une expe9rience amusante e0 effectuer il suffit de servir 2 champagne (de meame gamme de prix) e0 l’aveugle et dire que l’un est d’une marque connu en citant la marque et l’autre d’un vigneron sans cite9 son nom.Et le but du jeu est de trouver lequel est le champagne de vigneron et lequel est le champagne de marque.Automatiquement les convives non amateur associeront le meilleur des 2 champagnes e0 celui de la maison connu.Pour exemple d’un match amusant Mf6et Brut Impe9rial contre De Sousa Re9serve.Pour Rene9 Geoffroy qui sont effectivement de beaux champagnes c’est le meame constat le nom n’est pas vendeur. Et la seule solution pour en vendre serait de les mettre sur la premie8re page.

  24. MIQUEL - 

    Shoot, so that’s that one susoppes.